Qui sommes-nous ?

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En mars 2022, nous apprenions par voie de presse que la municipalité de Putanges le Lac souhaite investir dans l’installation de caméras de “vidéosurveillance” * (le budget estimé pour la mise en place est de 237 784,32€ TTC).
Source : Compte-rendu du Conseil Municipal du 31/01/2022
Nous sommes alors plusieurs dans la commune à nous interroger sur le coût exorbitant, l’utilité et la pertinence d’un tel projet et, par le fait même décidons de nous réunir.
Le collectif “Vivre Ensemble à Putanges” est né !!!
Ce qui nous a notamment alerté, ce sont les dérives possibles qu’explique très bien La Ligue des Droits de l’Homme :
“(…) [L]a qualité des images fournies par les caméras et des logiciels permet d’envisager aujourd’hui des systèmes de surveillance de plus en plus pointus et dangereux pour les libertés.”
“(…) [C]es systèmes peuvent être équipés de logiciels permettant la détection des mouvements, le comptage des individus, l’association d’alarmes ou avertissements sonores à destination des « contrevenants », l’identification des plaques d’immatriculation, etc. 
En outre, les systèmes à venir tendent vers la mise en place de logiciels de détection automatique de comportements qualifiés d'”anormaux“.”
D’autre part, la recherche scientifique démontre l’inutilité de la vidéosurveillance dans bon nombre de situations, notamment pour les buts annoncés par la commune de Putanges le Lac.
Selon nous, le débat aurait dû être public, en amont du projet.Ce projet a mis en lumière aussi le délitement de la démocratie locale par une équipe municipale qui décide de tout, toute seule, sans concertation, sans impliquer la population.
Nous souhaitons avant tout informer les citoyens sur le développement du projet de vidéoprotection, mais aussi sur les éventuels autres projets et le fonctionnement de la démocratie à Putanges le Lac.
Nous invitons ainsi les citoyens à se réapproprier cette démocratie locale, à donner leur avis, exprimer leurs envies et leurs rêves pour la vie communale.
 
 
(*) “vidéoprotection” est le terme “politiquement correct” choisi par le Ministère de l’Intérieur (loi Loppsi 2), pour désigner l’installation de vidéos de surveillance de la population sur la voie publique.
Nous utilisons quant à nous volontairement et à dessein le terme vidéosurveillance, qui est à nos yeux le terme littéralement approprié pour ce type de dispositif, puisque aucune intervention humaine n’est prévue pour empêcher un acte criminel ou délictueux en cours.


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